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Assemblée générale
Samedi 16 janvier 2010 - 18h
Salle des associations
Gluiras
Galette des Rois à l'issue de l'AG
Le bureau
Avant dernière balade du programme 2009, l'oppidum de Jastres était programmée ce samedi 5 décembre. Monté pour la circonstances de mon Sud adoptif, je
me présentai bonne heure au parking de la Mairie de Lussas. Au pied des contreforts du Coiron, sous le regard bienveillant de St Laurent sous Coiron et de sa rivale protestante
Mirabel, Lussas est une petite bourgade pleine de vie. La troisième semaine d'août, ce village accueille les états généraux du film documentaire. Le plateau est un des greniers à
fruits de la région, cerisiers, pommiers, pêchers et vignobles, en toutes saisons illuminent le paysage de leurs fleurs, fruits ou feuilles, aux couleurs changeantes à l'approche de
l'automne.
Arrivé le premier, j'en profitai pour arpenter les rues du village, fixer sur ma pellicule la coulée de lave sur laquelle se niche St Laurent. Ici aussi les guerres de religion ont marqué
ces lieux, Mirabel étant un des treize haut-lieux du protestantisme vivarois.
Enfin, les "nordistes" arrivèrent: Régine, Béatrice, Babeth et notre doyenne Madeleine, toujours bon pied, bon oeil. Madeleine fait mon admiration. D'une humeur toujours égale, quelque soit
la difficulté, bâtons bien en mains, elle avance. Certes, la randonnée du jour ne présente aucune difficulté particulière, mais je ne souhaite qu'une chose : avoir le même allant lorsque
j'atteindrai son âge....
Après un café bien chaud, voilà notre petit groupe aux Combasses. Direction La Louyre et ses méandres. Aux Issards de Madame, nous feront une pause au panneau indicatif des sites d'escalade. La
Louyre est là, silencieuse, encaissée au pied des falaises calcaires. Ici, on trouve de nombreux fossiles, amonites essentiellement..
Je connais ce coin comme ma poche.... Nous voilà sur la "vielle route": nous l'empruntions enfants lorsque nous montions à pied de St Privat à la ferme de mon grand-oncle, là-haut, proche de St
Laurent. J'ai prévu un petit détour au bord de la rivière, une petite surprise, un lieu où j'aime venir me poser, un livre à la main, dans la solitude des méandres de La Louyre....
Nous allons d'un bon pas: la garrigue s'offre à nous, le thym embaume et fait le bonheur de Béatrice. Bientôt, son sac à dos s'enrichit de quelques spécimens qu'elle prévoit de
replanter du côté de Gluiras...
Une bifurcation: à gauche, le plateau et l'oppidum ; à droite, ma surprise... Nous nous enfonçons dans la
végétation alors que le soleil peine à se montrer sous les quelques nuages de cette fin de matinée... Bientôt, une batisse en ruine. Le sentier s'incurve vers la gauche et s'enfonce droit
vers la falaise. A notre droite, un mince filet d'eau s'écoule et rejoint La Louyre, quelques dizaine de mètres plus bas. Une volée de marche naturelle et nous voici à l'entrée de la Grotte
de Chabannes. Tout est silencieux. Mes amies de balades profitent de l'instant. Des graffitis anciens prouvent que ce lieu était connu. Parfois, la résurgence sourd. Alors le débit du petit ru
est impressionnant. Il paraîtrait qu'une immense réserve d'eau est tapie dans les entrailles de la terre....
Pause photo, puis retour vers la ruine et la source du Figuier. Je n'ai jamais vu cette source tarie. Au plus fort de l'été, son débit reste constant. D'où vient cette eau? Nul ne le sait... Cet
endroit est charmant, propice à la méditation. J'y retourne, chaque fois que je le peux...
Retour vers la "vieille route". Le sac de notre Belge d'origine se charge d'un peu plus de thym. Régine se penche et ramasse un fossile. Babeth, pensive, contemple les méandres ...
L'heure tourne. Il est prêt de 13h30 lorsque nous atteignons l'oppidum. Pause repas au bord de la falaise, l'Ardèche s'écoule à nos pieds. Au loin, les monts du Tanargue, le plateau ardéchois, le
col de Mézilhac nous font un beau panorama. A gauche, l'Ardèche s'enfuit vers Ruoms et ses défilé, Voguë et son château, Vallon et son Pont d'Arc. Face à nous, Aubenas veille sur St Privat
et les villages alentours.
Notre repas se termine, lorsque, lentement, en vol plané circulaire, un rapace surgit de la falaise: un circaète Jean Le Blanc, reconnaissable à son plumage
immaculé....
Nous quittons l'Oppidum pour le Camp de César. Le chemin large et bien tracé chemine au bas d'un tertre. Un panneau nous renseigne sur ce fameux camp de César: ce site est occupé
depuis l'Age de Fer....
Un immense hangar défigure le paysage. Puis, mes randonneuses s'extasient devant le nombre important de ruches installées en bordure du Grand Bois, oubliant le balisage...
Le sentier chemine maintenant entre deux murets de pierre sèche. Il nous emmène vers les "Quatres Pierres", le Dolmen de Mias. Béatrice et Régine en feront l'escalade, afin de pauser pour la
photo souvenir...
Le temps passe et la fraîcheur s'installe. Madeleine se renseigne sur le trajet restant à parcourir. Je lui montre le clocher de Lussas au loin. Nous traversons le joli hameau de Rieux, il ne
reste que 3 kilomètres....
Après Eyriac, le chemin s'inverse vers la droite au travers de vignoble. Lussas est rapidement atteint.
Décidemment, ce pays d'Ardèche, empli de contraste est un pays magnifique!
Retrouver tous les paysages dans l'album photo "Méandres de La Louyre"
Louyre signifiant Loutre, La Louyre est donc la rivière aux Loutres...
Samedi dernier, en tout début d'après midi, quatre dames et demoiselles, en compagnie de votre serviteur, sont partis en
repérage d'une rando au dessus de la vallée de l'Eyrieux.
Au départ de Dunière, l'idée de départ de Régine, qui consistait à emprunter le chemin botanique en surplomb de la Dunière, jusqu'au pont du "Doulet", fut détournée par l'observation d'Elisabeth
sur un lieu dit annoncé par Régine, et que n'indiquait pas, assurément, le poteau directionnel...
Notre inénarrable Secrétaire, comme à son habitude improvisatrice, avec la légèreté des fondues de l'empirisme du "on verra bien", sans carte ni boussole, que d'ailleurs elle ne sait pas
utiliser, ainsi que la non moins croquignole Trésorière itou, nous firent donc prendre la direction opposée de celle prévue...
Le "bougon" de service, fataliste et résigné, les suivit dans leur légèreté aux semelles ailées.
Rendons hommage ici à leur zèle au service du club des Légremis, graisse leur soit rendue .
Evidemment, à la "Pimpie", le point de chute prévu se trouva être le point de départ...
Ces quelques kilomètres superflus avalés, notés par le podomètre de Régine (à quoi peuvent bien servir boussoles et cartes quand on possède un podomètre...), la montée à travers bois se révéla de
toute beauté d'Automne. Odeurs de champignons, de feuilles mortes mouillées, de terre siliceuse et de merdes sous les chaussures gauches d'Emilie, Elisabeth et bien sûr Régine... La chance nous
accompagnait dans la joie et une bonne humeur puante.
Les "carcavelles" usèrent de la langue jusqu'au passage délicat d'un pierrier au dessus de la vallée de l'Eyrieux, somptueuse à cet endroit.
A "Conjol", traversée dans le silence des hameaux abandonnés pour les mois d'hiver aux chats affamés, nous obliquâmes vers la"Vignasse" qui nous accueillit dans une indifférence de saison. Nous
nous "conjolâmes" par un retour en pente douce vers le village de Dunière, et l'emprunt de la "calade" du Gustou Béal, ou la technique du miracle de l'eau doit donner à réfléchir à qui n'est
pas encore sensibilisé à la rareté de ce précieux liquide qui, un jour pas si lointain, vaudra plus que l'or, jaune ou noire.
Il est un autre lieu, prisé des touristes quand vient l'exode estivale: le parc national des Ecrins.
Au pied du dome, à deux encablures de la Bérarde, j'ai eu un face à face grandiose avec une femelle
qui me voyant approcher et défendant surement sa progéniture, soufflait de ses naseaux, me prévenant qu'il ne fallait pas que je franchisse une certaine limite....
Nous nous dirigions vers le glacier de la Pilate, lorsque au détour du chemin, la belle mais rare ancolie des Alpes attira mon regard. Mes copains de marche, préssés d'arriver au but,
n'avais rien vu....
Instants de bonheur que je souhaite à tous les randonneurs....
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