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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 19:26
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A vos souris...
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 15:05

Assemblée générale
 Samedi 16 janvier 2010 - 18h
Salle des associations
Gluiras

Galette des Rois à l'issue de l'AG

Le bureau

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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 12:03

Avant dernière balade du programme 2009, l'oppidum de Jastres était programmée ce samedi  5 décembre. Monté pour la circonstances de mon Sud adoptif, je me présentai bonne heure au parking de la Mairie de Lussas. Au pied des contreforts du Coiron, sous le regard bienveillant de St Laurent sous Coiron et de sa rivale protestante Mirabel,  Lussas est une petite bourgade  pleine de vie. La troisième semaine d'août, ce village accueille les états généraux du film documentaire. Le plateau est un des greniers à fruits de la région, cerisiers, pommiers, pêchers et vignobles, en toutes saisons illuminent le paysage de leurs fleurs, fruits ou feuilles, aux couleurs changeantes à l'approche de l'automne.
Arrivé le premier, j'en profitai pour arpenter les rues du village, fixer sur ma pellicule la coulée de lave sur laquelle se niche St Laurent. Ici aussi les guerres de religion ont marqué ces lieux, Mirabel étant un des treize haut-lieux du protestantisme vivarois.
Enfin, les "nordistes" arrivèrent: Régine, Béatrice, Babeth et notre doyenne Madeleine, toujours bon pied, bon oeil. Madeleine fait mon admiration. D'une humeur toujours égale, quelque soit la difficulté, bâtons bien en mains, elle avance. Certes, la randonnée du jour ne présente aucune difficulté particulière, mais je ne souhaite qu'une chose : avoir le même allant lorsque j'atteindrai son âge....
Après un café bien chaud, voilà notre petit groupe aux Combasses. Direction La Louyre et ses méandres. Aux Issards de Madame, nous feront une pause au panneau indicatif des sites d'escalade. La Louyre est là, silencieuse, encaissée au pied des falaises calcaires. Ici, on trouve de nombreux fossiles, amonites essentiellement..
Je connais ce coin comme ma poche.... Nous voilà sur la "vielle route": nous l'empruntions enfants lorsque nous montions à pied de St Privat à la ferme de mon grand-oncle, là-haut, proche de St Laurent. J'ai prévu un petit détour au bord de la rivière, une petite surprise, un lieu où j'aime venir me poser, un livre à la main, dans la solitude des méandres de La Louyre....

Nous allons d'un bon pas: la garrigue s'offre à nous, le thym embaume et fait le bonheur de Béatrice. Bientôt, son sac à dos s'enrichit de quelques spécimens qu'elle prévoit de replanter du côté de Gluiras...
Une bifurcation: à gauche, le plateau et l'oppidum ; à droite, ma surprise... Nous nous enfonçons dans la végétation alors que le soleil peine à se montrer sous les quelques nuages  de cette fin de matinée... Bientôt, une batisse en ruine. Le sentier s'incurve vers la gauche et s'enfonce droit vers la falaise. A notre droite, un mince filet d'eau s'écoule et rejoint  La Louyre, quelques dizaine de mètres plus bas. Une volée de marche naturelle et nous voici à l'entrée de la Grotte de Chabannes. Tout est silencieux. Mes amies de balades profitent de l'instant. Des graffitis anciens prouvent que ce lieu était connu. Parfois, la résurgence sourd. Alors le débit du petit ru est impressionnant. Il paraîtrait qu'une immense réserve d'eau est tapie dans les entrailles de la terre....
Pause photo, puis retour vers la ruine et la source du Figuier. Je n'ai jamais vu cette source tarie. Au plus fort de l'été, son débit reste constant. D'où vient cette eau? Nul ne le sait... Cet endroit est charmant, propice à la méditation. J'y retourne, chaque fois que je le peux...
Retour vers la "vieille route". Le sac de notre Belge d'origine se charge d'un peu plus de thym. Régine se penche et ramasse un fossile. Babeth, pensive, contemple les méandres ...
L'heure tourne. Il est prêt de 13h30 lorsque nous atteignons l'oppidum. Pause repas au bord de la falaise, l'Ardèche s'écoule à nos pieds. Au loin, les monts du Tanargue, le plateau ardéchois, le col de Mézilhac nous font un beau panorama. A gauche, l'Ardèche s'enfuit vers Ruoms et ses défilé, Voguë et son château, Vallon et son Pont d'Arc. Face à nous, Aubenas veille sur St Privat et les villages alentours.

Notre repas se termine, lorsque, lentement, en vol plané circulaire, un rapace surgit de la falaise: un circaète Jean Le Blanc, reconnaissable à son plumage immaculé....

Nous quittons l'Oppidum pour le Camp de César. Le chemin large et bien tracé chemine au bas d'un tertre. Un panneau nous renseigne sur ce fameux camp de César: ce site est occupé depuis l'Age de Fer....
Un immense hangar défigure le paysage. Puis, mes randonneuses s'extasient devant le nombre important de ruches installées en bordure du Grand Bois, oubliant le balisage...
Le sentier chemine maintenant entre deux murets de pierre sèche. Il nous emmène vers les "Quatres Pierres", le Dolmen de Mias. Béatrice et Régine en feront l'escalade, afin de pauser pour la photo souvenir...
Le temps passe et la fraîcheur s'installe. Madeleine se renseigne sur le trajet restant à parcourir. Je lui montre le clocher de Lussas au loin. Nous traversons le joli hameau de Rieux, il ne reste que 3 kilomètres....
Après Eyriac, le chemin s'inverse vers la droite au travers de vignoble. Lussas est rapidement atteint.
Décidemment, ce pays d'Ardèche, empli de contraste est un pays magnifique!

Retrouver tous les paysages dans l'album photo "Méandres de La Louyre"
Louyre signifiant Loutre, La Louyre est donc la rivière aux Loutres...

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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 08:52

Samedi dernier, en tout début d'après midi, quatre dames et demoiselles, en compagnie de votre serviteur, sont partis en repérage d'une rando au dessus de la vallée de l'Eyrieux.
Au départ de Dunière, l'idée de départ de Régine, qui consistait à emprunter le chemin botanique en surplomb de la Dunière, jusqu'au pont du "Doulet", fut détournée par l'observation d'Elisabeth sur un lieu dit annoncé par Régine, et que n'indiquait pas, assurément, le poteau directionnel...
Notre inénarrable Secrétaire, comme à son habitude improvisatrice, avec la légèreté des fondues de l'empirisme du "on verra bien", sans carte ni boussole, que d'ailleurs elle ne sait pas utiliser, ainsi que la non moins croquignole Trésorière itou, nous firent donc prendre la direction opposée de celle prévue...
Le "bougon" de service, fataliste et résigné, les suivit dans leur légèreté aux semelles ailées.
Rendons hommage ici à leur zèle au service du club des Légremis, graisse leur soit rendue .
Evidemment, à la "Pimpie", le point de chute prévu se trouva être le point de départ...
Ces quelques kilomètres superflus avalés, notés par le podomètre de Régine (à quoi peuvent bien servir boussoles et cartes quand on possède un podomètre...), la montée à travers bois se révéla de toute beauté d'Automne. Odeurs de champignons, de feuilles mortes mouillées, de terre siliceuse et de merdes sous les chaussures gauches d'Emilie, Elisabeth et bien sûr Régine... La chance nous accompagnait dans la joie et une bonne humeur puante.
Les "carcavelles" usèrent de la langue jusqu'au passage délicat d'un pierrier au dessus de la vallée de l'Eyrieux, somptueuse à cet endroit.
A "Conjol", traversée dans le silence des hameaux abandonnés pour les mois d'hiver aux chats affamés, nous obliquâmes vers la"Vignasse" qui nous accueillit dans une indifférence de saison. Nous nous "conjolâmes" par un retour en pente douce vers le village de Dunière, et l'emprunt de la "calade" du Gustou Béal, ou la technique du miracle de l'eau doit donner à réfléchir à qui n'est pas encore sensibilisé à la rareté de ce précieux liquide qui, un jour pas si lointain, vaudra plus que l'or, jaune ou noire.

 

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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 19:38
Que peut-on espérer lorsque l'on est en randonnée pour la journée ou pour quelques jours?
Beauté des paysages, rencontres pittoresques au détour d'un chemin, prendre le temps de s'arrêter, de contempler les cîmes enneigées...
Et puis, les surprises, qui font que l'on rentre de notre balade heureux, conscient d'avoir vécu un moment rare.
Cette satisfaction là, je l'ai éprouvé quelque part au dessus du cañon du verdon, alors que ,randonneur solitaire, je descendais une combe face au vent: devant moi, au milieu du chemin, les naseaux frémissants, un chamois me barrait la route. Dressé au mitan du sentier, je ne bougeais plus un cil, de peur de voir s'enfuir la gracieuse silhouette. A ma gauche, il y eut un craquement. Et sous mes yeux ébahis, deux jeunes brocards s'avancèrent... Jétais au milieu de la harde. Très vite, je dénombrais 9 animaux, qui rassurés par mon immobilisme, se remirent tranquillement à brouter. L'instant dura. Combien de temps? Je ne saurais le dire. Mais heureux de ma rencontre inopinée, je restais immobile. Je n'ai aucune photo de ce moment. Le moindre mouvement aurait déclenché la fuite de mes animaux de compagnie éphémère.... Cette rencontre est en moi, belle et émouvante...
Il est un autre lieu, prisé des touristes quand vient l'exode estivale: le parc national des Ecrins. Au pied du dome, à deux encablures de la Bérarde, j'ai eu un face à face grandiose avec une femelle qui me voyant approcher et défendant surement sa progéniture, soufflait de ses naseaux, me prévenant qu'il ne fallait pas que je franchisse une certaine limite....
Nous nous dirigions vers le glacier de la Pilate, lorsque au détour du chemin, la belle mais rare ancolie des Alpes attira mon regard. Mes copains de marche, préssés d'arriver au but, n'avais rien vu....
Et puis le lendemain, ce fut encore et toujours la rencontre des chamois... Habitués aux hommes dans ce parc où nul ne vient les chasser, ils restaient au bord du sentier, semblant nous dire : ici est notre territoire... Instants de bonheur que je souhaite à tous les randonneurs....
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