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Plus que jamais la ronde des fours est l'événement de ce dimanche!
Au diable les informations planétaires oscillant du tragique au burlesque dans une affaire de mauvaise
alcôve avec du grand guignol médiatique à la clef...
Qu'importe l'heureux événement d'une prochaine nativité en l'étable Elyséenne...
Et fichtre de tout autres annonces à venir qui ne manquera pas d'intéresser les Mme Michue et d'alimenter
les gazettes.
Oui, vraiment, seule notre ronde des fours revêt une importance capitale en cette fin de
semaine.
Dans notre pays de Gluiras, centre de notre Univers, dimanche prochain, votre passé immémorial perpétuera
la tradition des fours de jadis.
Et cela, voyez vous, c'est le grand principe immuable de nos vies, la recherche d'un continuum au delà des
modes, des moeurs et d'un conformisme du présent qui donne à voir le modernisme comme le snobisme assumé des bobos de capitales.
Que tous les arriérés que nous sommes, les nostalgiques assumés, les traditionalistes mélancoliques, et
les joyeuses drilles bons vivants, viennent se mêler aux bobos et aux snobs sus cités dimanche 22 mai sur la place de Gluiras, à partir de 9h!
Et nous verrons combien c'est fou ce que nous nous ressemblons tous...!
Plus que quelques jours avant la deuxième Ronde des Fours organisée par votre association de Randonnée préférée!
Les prévisions météorologiques prévoient soleil, mais averses possibles!
Températures de 14 à 24°....
On y croit!
Nous ne sommes que lundi matin, à une semaine de l'évènement!
Alors, rendez-vous Dimanche 22 mai à Gluiras pour un départ entre 9h et 11h.
Parking assuré.
Dimanche 22 mai
les Légrémis seront heureux de vous accueillir pour
leur deuxième Ronde des Fours.
Voir ci-dessous le détail!
A bientôt!
L'ombre de nos jeunes années enfuies se profile dans les fugaces aperçus de nos miroirs aux silhouettes.
Nos abdos sont terribles, sans concessions, taillés en forma XXl, et sont dans la contestation permanente des acquis anciens; auprès de nos abdos, ont fait un bide.
La troisième partie de ce triptyque randonneur nous amène du coté de la Sainte Baume, au pied de la grotte de Marie-Madeleine, la compagne ignorée de Jésus, le Nazaréens.
C'est au Plan d'Aups que le char à boeufs de Caminarès se déleste de ses passagers. A travers la forêt primaire, nous grimpons à pas lent. La Grande Sauterelle papote à qui mieux mieux avec Myriam, ce qui, avouons le, est d'un commun féminin patent.
Au pied de la grotte de Marie-Madeleine, une messe est célébré à grand renfort de chants et de psaumes. La foule des fidèles est recueilli, faut direque du coté de Rome, il y a de la béatification dans l'air...
Nos abdos, toujours à la limite de la rupture, avachis mais toujours crâneurs, sont pris de cirrhose de foie ad libitum au terrasses des dimanches d'encensoirs et des semaines de fontes païennes soulevées, celles des résolutions mauvaises ou bonnes, mais toujours repoussées aux calendes grecs de la rigueur spéculative.
Nous laissons les dévots et pieuses gens à leur passion recueillie, et nous cheminons en vue du sommet de la Sainte Baume. Soleil et vent, repas prit à l'abri dans un ressaut de terrain, nos abdos sont fatigués....
Sempiternelles discussions entre Mimine et Caminarès sur la nature et le nom des fleurs disséminées ça et là. La Grande sauterelle a les pieds qui chauffent à l'arrêt, affirme t'elle. On lui pardonnera, c'est une blonde...
Le massif est fréquenté en ce jour de 1er mai. Le vaste plateau rocailleux propose à qui cherche solitude, nombres de sentiers où méditer; seul le vent et les ombres courant la lande écoutent les coeurs et les âmes dolentes.
Cependant, quelques avions Super-Etendards à l'entraînement font des loopings et des passages à basse altitude; l'état de guerre n'est pas loin de chez nous...
Dans une excavation de roche, le chemin s'incline brusquement, délaissant le plateau sauvage, et plonge à nouveau vers la forêt primaire.
Agréable sentier de retour en sous-bois, dense et chenu, flânant sous les contreforts de la Sainte-Baume, aspergé par les éclaboussures d'un soleil arrosoir.
Nous rentrons sur le Rove par la belle ville d'Aix en Provence, fatigué mais heureux de ce week-end en sud de France.
Grand merci à Anne-Marie et Francis pour ce week-end randonneur et culinaire, peu importe l'ordre de ces disciplines choisies...
Epilogue ( provisoire) : Le triptyque de la déraison impure est une conversation intérieure engageant la tuyauterie de nos abdos vers la rédemption des péchés de la bonne chaire que nos âges irrésolus délestent dans la fureur et les grondements de notre inculture physique.
Aux matines sonnantes du deuxième jour, les gorges du Verdon se découvrent à nos regards somnolant au départ du chalet de la Mâline.
En l'état sommeilleux de nos abdos avachis, les petits pains au chocolat de mon bon Caminarès trouvèrent preneurs avec bonheur. L'abord du sentier Martel que nous allions emprunter, nécessitait une prime à l'encouragement sans laquelle nos abdos ronchons se seraient montrés tire-pattes.
Le sentier Martel descendant vers le Verdon, détrempé par les orages de la veille, s'avère glissant. Le pavage de roches calcaires roule sous nos semelles, dans un long parcours d'équilibriste, une mise en bouche matutinale accompagné du chant des maubèches, comme un air de se ficher de nous.
Une cohorte de Romains nous précède, avançant cahin-caha sur le sentier gaulois. Nous leur parlâmes de Gergovie, ils nous répondirent Alésia, on en resta là...
La fraîcheur de l'ubac sous les buis, la traversée d'un pierrier sécurisé par des rambardes, et nous voilà parvenus au bord du Verdon, après un chassé-croisé avec la légion Romaine en perdition.
Au confluent du Verdon et de l'Artuby la pose repas est prise. La mastication des mandibules est lente et réfléchie par l'observation émerveillée du mélange des couleurs de la rencontre des eaux.
Le repas est frugal, mais nos pensées abdominales sont déjà tournées vers un Tajine en préparation, là bas chez la Grande Sauterelle du Roves... Un trio sympathique de jeunes randonneurs nous fit un brin de conversation. La jeune pipelette du trio s'annonce du coté d'Antibes-Juan-les-Pins. Je m'enquérais aussitôt de savoir si elle était Antibaise. L'ingénue me répondit que non, ce qui eût l'air de rassurer ses deux compagnons...
Au dessus des falaises du Verdon, de gros nuages chargés de pluie défient le soleil. Un peu d'escalade nous attend de manière à défier nos abdos rouspéteurs, et même péteurs tout court. Sans difficulté nous franchissons l'espace réduit entre deux rochers, et quelques moments plus loin une série d'échelles en à-pic nous font redescendre de près de 200m de falaise. L'affaire prend une tournure de sportif du dimanche en mal de sensations fortes. Obstacle passé, le sentier d'Edouard Alfred Martel chemine peinardement en suivant les courbes du Verdon.
Au début du siècle dernier, des tunnels furent creusés pour un usage hydroélectrique. Les piétons l'utilisent, et lampe torche à la main nous progressons au milieu des flaques d'eau infiltrées des voûtes de la roche.
Fraîcheur garantie, et déboulé sous un ciel de plus en plus menaçant. A peine le temps d'arriver, qu'une averse nous trempe copieusement, c'est tout vue, <<le Point Sublime>> attendra.
Une "pression" salutaire au troquet du col, et nos abdos s'épanchent rassurés de ce retour à la normale, de connivence avec un rôt libérateur.
Le retour se fait en navette au parking du chalet de la Mâline.
Le soir venu, de retour au Rove, nos abdos amaigris reprirent du poil de la bête devant un Tajine d'agneaux aux herbes de Provence arrosé d'un merveilleux vin Basque, et une fine gnôle Provençale en digestif.
Conclusion de ce deuxième opus du triptyque: la solitude des abdos se soigne par la thérapie de la marche, antidote de la sollicitude culinaire et de l'amour de la bonne mangeaille.
A suivre...
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