Samedi dernier, en tout début d'après midi, quatre dames et demoiselles, en compagnie de votre serviteur, sont partis en
repérage d'une rando au dessus de la vallée de l'Eyrieux.
Au départ de Dunière, l'idée de départ de Régine, qui consistait à emprunter le chemin botanique en surplomb de la Dunière, jusqu'au pont du "Doulet", fut détournée par l'observation d'Elisabeth
sur un lieu dit annoncé par Régine, et que n'indiquait pas, assurément, le poteau directionnel...
Notre inénarrable Secrétaire, comme à son habitude improvisatrice, avec la légèreté des fondues de l'empirisme du "on verra bien", sans carte ni boussole, que d'ailleurs elle ne sait pas
utiliser, ainsi que la non moins croquignole Trésorière itou, nous firent donc prendre la direction opposée de celle prévue...
Le "bougon" de service, fataliste et résigné, les suivit dans leur légèreté aux semelles ailées.
Rendons hommage ici à leur zèle au service du club des Légremis, graisse leur soit rendue .
Evidemment, à la "Pimpie", le point de chute prévu se trouva être le point de départ...
Ces quelques kilomètres superflus avalés, notés par le podomètre de Régine (à quoi peuvent bien servir boussoles et cartes quand on possède un podomètre...), la montée à travers bois se révéla de
toute beauté d'Automne. Odeurs de champignons, de feuilles mortes mouillées, de terre siliceuse et de merdes sous les chaussures gauches d'Emilie, Elisabeth et bien sûr Régine... La chance nous
accompagnait dans la joie et une bonne humeur puante.
Les "carcavelles" usèrent de la langue jusqu'au passage délicat d'un pierrier au dessus de la vallée de l'Eyrieux, somptueuse à cet endroit.
A "Conjol", traversée dans le silence des hameaux abandonnés pour les mois d'hiver aux chats affamés, nous obliquâmes vers la"Vignasse" qui nous accueillit dans une indifférence de saison. Nous
nous "conjolâmes" par un retour en pente douce vers le village de Dunière, et l'emprunt de la "calade" du Gustou Béal, ou la technique du miracle de l'eau doit donner à réfléchir à qui n'est
pas encore sensibilisé à la rareté de ce précieux liquide qui, un jour pas si lointain, vaudra plus que l'or, jaune ou noire.
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