Questionnement: Où suis je? Où erre je?

Publié le par Régine

Sans homme pour nous brider ou contrecarrer nos projets, nous voilà parties à nouveaux à la découverte d'hypothétiques chemins pour éviter le goudron honni par les randonneurs. Retour prévu à 17h, n'est ce pas Jean-Yves, deux ou trois heures de crapahute juste pour digérer! 

La Ventouse était là, radieuse sous le soleil; le chemin déjà reconnu fut pris,"ne t'en fait pas Babeth, on l'a déjà fait". Une sente sous les sapins, bien tracée, nous invita à un petit écart mais force fut de reconnaître que le raccourci aboutissait bien à la hêtraie.

"Regarde bien Babeth, le chemin à atteindre est juste en face, après les pins, sous les rochers, à niveau des bouleaux;il y a seulement deux vallons, donc deux ruisseaux, deux forêts et en juillet deux taureaux à éviter. Que de beaux hameaux au loin, quel paysage! Le chemin est atteint non sans difficultés contournées, mais atteint". "Vite, il est 17h, oh! J-Yves attendra un peu, il n'est pas dehors, il est à Giffon"

Mais le retour s'avéra plus difficile, les sentes partaient en tout sens, les arbres s'étaient couchés un peu partout, les clôtures s'étaient implantées ça et là et au final la hêtraie s'était déplacée un tantinet! Même le tracteur d'Eric avait changé de vallée! Les pins ne cessèrent de se densifier. Entourée de Myriam toujours optimiste et de Babeth d'une grande indulgence, moi même ayant perdu le Nord et le Sud, nous sommes arrivées vers 19h à retrouver la voiture.

Merci à elles pour leurs qualités propre et nous prouverons encore que sans carte et sans GPS l'on peut se repérer ( avec un peu de chance! )