Jeudi 26 novembre 2009
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Par Caminares
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Que peut-on espérer lorsque l'on est en randonnée pour la journée ou pour quelques jours?
Beauté des paysages, rencontres pittoresques au détour d'un chemin, prendre le temps de s'arrêter, de
contempler les cîmes enneigées...
Et puis, les surprises, qui font que l'on rentre de notre balade heureux, conscient d'avoir vécu un moment
rare.
Cette satisfaction là, je l'ai éprouvé quelque part au dessus du cañon du verdon, alors que ,randonneur
solitaire, je descendais une combe face au vent: devant moi, au milieu du chemin, les naseaux frémissants, un chamois me barrait la route. Dressé au mitan du sentier, je ne bougeais plus un
cil, de peur de voir s'enfuir la gracieuse silhouette. A ma gauche, il y eut un craquement. Et sous mes yeux ébahis, deux jeunes brocards s'avancèrent... Jétais au milieu de la harde. Très
vite, je dénombrais 9 animaux, qui rassurés par mon immobilisme, se remirent tranquillement à brouter. L'instant dura. Combien de temps? Je ne saurais le dire. Mais heureux de ma rencontre
inopinée, je restais immobile. Je n'ai aucune photo de ce moment. Le moindre mouvement aurait déclenché la fuite de mes animaux de compagnie éphémère.... Cette rencontre est en moi, belle et
émouvante...
Il est un autre lieu, prisé des touristes quand vient l'exode estivale: le parc national des Ecrins.
Au pied du dome, à deux encablures de la Bérarde, j'ai eu un face à face grandiose avec une femelle qui me voyant
approcher et défendant surement sa progéniture, soufflait de ses naseaux, me prévenant qu'il ne fallait pas que je franchisse une certaine limite....
Nous nous dirigions vers le glacier de la Pilate, lorsque au détour du chemin, la belle mais rare ancolie des Alpes attira mon regard. Mes copains de marche, préssés d'arriver au but,
n'avais rien vu....
Et puis le lendemain, ce fut encore et toujours la rencontre des chamois... Habitués aux hommes dans ce parc où
nul ne vient les chasser, ils restaient au bord du sentier, semblant nous dire : ici est notre territoire...
Instants de bonheur que je souhaite à tous les randonneurs....
Mon amie Germaine Moutas dit que vous avez une belle plume, je renchérirai en observant que vous avez l'art de la photographie naturaliste.
Mr Caminarès, vous êtes un poète, voilà tout.
Ansèlme Sauverzak