Jeudi 29 octobre 2009
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Par Jean-yves
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Voilà une journée d'Automne comme nous aimerions en vivre souvent...
C'est un groupe de huit "Légremis" qui, ce matin, de St Sauveur de Montagut, ont pris la route du Coiron, direction Saint Pons.
Au dessus de Privas, des éoliennes, silencieuses et majestueuses, nous regardèrent passer, mais ne les ayant point saluées, elles continuèrent, superbes, à brasser du vent...
Sur les petites routes du Coiron, sinueuses, étroites, sous un ciel bleu pâle, une brise "frisquette" et un soleil de saison, la nature des lieux n'engendrait pas la mélancolie "gnangnan' des
poètes ratés, ces rimailleurs besogneux aux emphases trémulantes...
Une franche bonne humeur nous fit attaquer la grimpette du départ avec un allant guilleret et primesautier, illustré par Régine, notre secrétaire, qui, à ses moments perdus, amuse de ses clowneries
chevrières, ses amis randonneurs.
Raymonde, ayant décidé d'agrémenter sa soupe du soir, traîna un peu en récoltant quatre châtaignes, que, preste, elle fourrait dans son sac à dos. On n'est jamais très sur de la réglementation et
du bon usage de la vergogne...
Guisela en bonne Teutonne Ardéchoise se mit à l'amande...
Claudine, un peu étonnée de ces moeurs Ardéchoises, en Bourguignonne non affranchie des coutumes locales, préféra s'extasier devant un paysage sans cesse en métamorphose, au gré des inclinaisons
géologiques et géographiques, richesses naturelles du plateau du Coiron, qu'une muraille basaltique rempare en son entour.
Au travers d'un bocage verdoyant, le chemin de randonnée semblait par moment décliner la Normandie, là haut, au sommet de la carte de France.
Puis, comme une sorte de mystère, c'est "l'Isla Bella" qui, par impressions fugaces, imprimait l'objectif de nos numériques.
Au loin, une amorce de canyon du Colorado, interrogeait sur notre réelle présence en ces lieux, où si, par une distorsion de l'espace-temps, soudain l'Amérique des Etats-Uniens s'offrait à notre
conquête.
Babette et Coralie (de la "cousinaille" à Lou Reïgis et Raymonde), savouraient avec gourmandise ses heures bucoliques, ou la flânerie bien-heureuse se dispute la parité d'avec les jours
ordinaires.
A la fin de cette boucle de St Pons, une chapelle blottit contre un neck, au lieu dit évocateur de "roche chérie", accueillie les pèlerins de passage en sa nef, et les quelques unes imprégnées
d'une spiritualité de circonstance, emplirent l'humble chapelle de muettes prières.
Au soleil déclinant de l'heure d'hiver, les couleurs de l'Automne s'embrasèrent en un chatoiement caressant et mordoré, comme un au revoir plein de promesses.
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